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Les commerces artisanaux allergiques aux allergènes

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Les commerces artisanaux allergiques aux allergènes

Depuis le 1er juillet 2015, l’étiquetage des allergènes dans les aliments non-emballés est obligatoire, en vertu du décret du 17 avril 2015 relatif à l’information des consommateurs sur les allergènes et les denrées alimentaires non préemballées.
En France, le nombre de personnes souffrant d’allergies alimentaires ou d’intolérance est estimé entre 6 et 9 millions de personnes. Près d’un an après l’entrée en vigueur de cet étiquetage, l’UFC-Que Choisir a mené une étude (du 12 au 26 mars 2016) auprès de 375 commerces et restaurants. Le bilan de cette enquête de terrain révèle de nombreuses carences en la matière. De quoi susciter l’inquiétude pour les allergiques et les intolérants pour lesquels la consommation de produits contenant des allergènes peut avoir des conséquences graves.

Les chaînes de restauration rapide sont les plus respectueuses.

Dans la synthèse de l’étude, l’UFC-Que Choisir note qu’ «au regard de la stricte obligation d’informer sur les allergènes, les neuf établissements de restauration rapide enquêtés (Mc Donald’s, Quick, KFC) sont en conformité avec la réglementation ». Ils mettent à disposition l’information sur les allergènes.

La grande distribution, mauvais élève.

« En revanche, il est inadmissible que 25% des 134 magasins de la grande distribution visités soient non conformes. Nos enquêteurs ont relevé la plus grande proportion de magasins informant par écrit sur les allergènes chez Monoprix (88% de magasins visités conformes), alors que Système U (67%) et Géant-Casino (57%)sont en fin de classement », relève-t-on dans l’enquête UFC-Que Choisir.

Les commerces artisanaux … hostiles.

Mais c’est chez les 232 commerces artisanaux (boulangeries-pâtisseries, traiteurs et restaurants de quartier) que les résultats sont les plus alarmants : trois quart d’entre eux ne respectent pas l’obligation d’informer. 75 % d’entre eux n’affichent aucune information en ce sens. Les enquêteurs notent également que dans près d’un commerce sur cinq l’attitude des commerçant était non coopérative. Voire carrément hostile. Parmi les réactions relevées par les enquêteurs figurent notamment : « Faites-le vous même votre gâteau », « Je suis boulangère. Pas nutritionniste », « Mais si vous voulez être sûr de tout, allez le prendre ailleurs votre jambon/beurre ».

Un enjeu de santé publique.

En conclusion, près d’un an après la mise en œuvre de l’étiquetage sur les allergènes, UFC-Que Choisir trouve « désolant que l’allergie, loin d’être anodine, figure au 4e rang des maladies chroniques selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il ne s’agit donc pas d’un simple problème d’information mais bel et bien d’un enjeu de santé public. »

Sanctionner les contrevenants ?

L’UFC-Que Choisir attachée à garantir aux consommateurs l’accès à une alimentation présentant toutes les garanties de sécurité demande aux pouvoirs publics de contrôler la bonne application de la réglementation et de sanctionner les contrevenants. L'association de consommateurs appelle à une intervention des pouvoirs publics. Il est aussi réclamé une refonte du décret pour préciser les modalités d’information des consommateurs (étiquetage individuel), ainsi qu’une opposition à la généralisation de l’étiquetage de précaution (tel que « traces de … »).

(Sources : 7 juin 2016 par UFC-Que Choisir, quechoisir.org )

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  • Christophe Raguenaud